
100 km
Après avoir embarqué mon camarade Serge dans l'inscription sur le grand raid des Pyrénnées pour la fin août, et sachant qu'il s'est inscrit sur le marathon de Caen, il était temps de voir ou en était l'athlète cambremérien (ne pas confondre avec l'ère géologique du cambrien, quoique...). C'est ainsi qu'une semaine avant je lui proposait une petite sortie de 100, 120 kilomètres entre Lisieux et Argentan. Oui oui qu'il me dit, c'est sympa...


Le samedi 10 mai, 5h00 du matin, nous nous retrouvons au pied de mon immeuble pour un départ joyeux. Le temps de prendre une photo devant l'église de Saint-Désir de Lisieux et à bonne allure nous entamons une première côte pour nous extirper de la ville endormie. Au bout d'une vingtaine de kilomètres, Serge (dit winnie ce jour là) se plaint du rythme un peu soutenu. "Je ne tiendrais pas, gna gna gna..."(vidéo 1). Malgrès tout, jusqu'au cinquantième kilomètre, nous courons, heureux de la nature qui nous environne, des blagues stupides que nous nous racontons.
Quand soudain, c'est le drame, je rate un changement de direction et nous faisons un détour de 4 à 5 kilomètres. De retour sur nos pas il faut prendre une décision : doit on aller jusqu'à Argentan (encore 21 kilomètres ou couper par Trun (à 7 kilomètres). Serge montre des signes de fatigue, il a faim, il est décoiffé.
Direction Trun où nous attendent mes parents avec un petit ravitaillement léger. Sur place nous avalons quelques sandwichs au paté, au roti de porc cuit, du coca (trop de coca), des chips, du fromage, un café. 45 minutes après cet encas, nous reprenons notre route, le coeur plus léger que l'estomac.
Serge se traîne, et le verdict tombe 1h30 après notre redémarrage: aujourd'hui c'est un boulet!
Mes parents qui suivent en voiture et nous retrouvent régulièrement, finissent par rapatrier l'athlète cambremérien (vidéo 2). Je poursuis donc la sortie seul et j'aménage mon parcours. Je vais rejoindre Karelle qui se promène du coté du manoir de Coupesarte.
En fin d'après midi nous partons donc de Coupesarte pour les 18 derniers kilomètres de ce parcours. Je ne suis pas fatigué et tout va bien, je me permet de rapeller à Karelle que la semaine précédente elle avait souffert sur ce même parcours. Un quart d'heure après, je commençais à tousser sérieusement. Toute la journée j'ai avalé du coca (par gourmandise) et je paie cash l'excès d'acide. Il reste 7 kilomètres avant Lisieux et j'ai déjà passé les 100 kilomètres dans ma journée.
Karelle tient sa revanche, je jette l'éponge pour aujourd'hui et elle jubile en appelant un ami pour faire ambulance.